dimanche 8 novembre 2009

Air New Zealand se tourne vers Airbus



La compagnie Air New Zealand a passé commande de 14 Airbus A320, à un prix catalogue de plus d'un milliard de dollars américains, afin de remplacer sa flotte de 15 Boeing 737-300. La compagnie a précisé avoir obtenu un rabais en raison de l'état du marché. Les nouveaux avions moyen-courriers, dont la livraison débutera en janvier 2011 pour une mise ne service étalée jusqu'en 2016, sont destinés à remplacer la flotte de Boeing 737-300 assurant les vols intérieurs.

"C'est un très bon moment pour acheter des appareils", d'après le directeur général de la compagnie Bruce Parton, chargé des vols intérieurs. "L'industrie se trouve au niveau bas d'un cycle profond, la demande d'avions est donc faible, procurant des conditions favorables aux acheteurs en bonne santé financière comme Air New Zealand", a-t-il ajouté.

La compagnie néo-zélandaise exploite déjà 12 Airbus A320 sur des liaisons internationales courte distance et la mise en service d'autres appareils identiques permettra à la compagnie de réduire ses coûts.

"En raison de sa consommation réduite en carburant, l'A320 va permettre à Air New Zealand d'augmenter sa capacité sur le marché domestique tout en réduisant les émissions de carbone".

Ryanair gèle les salaires et British Airways la choque

Michael O'Leary, le PDG de la compagnie aérienne irlandaise lowcost Ryanair, consièdre que son homologue de British Airways Willie Walsh "n'avait pas été assez radical" avec son personnel, et que le temps des salariés "grassement payés" du secteur aérien était terminé. "je suis choqué quand je lis que les repas du personnel de cabine coûtent six millions et demi de livres (un peu plus de 7 millions d'euros) par an".

"BA veut les réduire à 2,5 millions, mais pourquoi est-ce que le personnel ne paye pas la totalité de ses fichus repas pour que BA répercute la différence à ses clients sous forme de baisse de tarifs?", s'interroge M. O'Leary, qui estime que "le temps des employés grassement payés est révolu".

A Ryanair, "nous payons très bien notre personnel mais ils travaillent dur, ils achètent leurs repas, ce que chacun devrait faire, et nous pouvons répercuter la différence en proposant des tarifs bas".

La compagnie a annoncé un gel de salaire cette année et l'an prochain dans ses rangs, en se vantant de "procurer ainsi des emplois sûrs" à ses 7.000 employés, "quand de nombreux concurrents abaissent les salaires et suppriment les emplois".